Invention des techniques de la 3D

Commençons notre TPE par un bref inventaire des premiers essais pour voir en relief à partir du XIXe siècle: la stéréoscopie, les anaglyphes et la polarisation.

Vous pouvez cliquer sur les illustrations pour les agrandir.

Invention de la stéréoscopie

 

Stéréoscope de Wheatstone.pngEn 1838, le scientifique et inventeur Charles Wheatstone met en place un appareil permettant d’observer des images en relief: le stéréoscope. Le principe du stéréoscope est très simple : il s’agit d’isoler chaque œil sur une photo différente. La vision étant guidée uniquement sur les deux photos et le stéréoscope prenant soin d’obstruer le monde qui nous entoure, le cerveau peut analyser les deux images en une seule, créant ainsi le relief. Le stéréoscope de Wheatstone se compose de deux miroirs à angle droit qui renvoient latéralement le regard vers deux dessins stéréoscopiques. Ce principe s’appliqua par la suite à la photographie.

Source: http://www.surrealites.com/spip.php?article=16 modifié par Lucie Dubes

Stéréoscope de Brewster.pngLe second type de stéréoscope est conçu par le scientifique et inventeur David Brewster. Ce dernier a eu l’idée de substituer aux miroirs des lentilles suivant le format de vues à observer. Ce stéréoscope est alors très semblable à celui que nous connaissons encore aujourd’hui : il est composé d’un boitier en ébénisterie, de deux oculaires, d’un système de mise au point ainsi que d’un verre dépoli.

Source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:PSM_V21_D056_Modified_brewster_stereoscope.jpg modifié par Lucie Dubes

Stéréoscope de Holmes.png

Le dernier type de stéréoscope est le stéréoscope de Holmes, datant des années 1850. Il est destiné à l’observation de cartes stéréoscopiques. Ce stéréoscope est composé de  deux lentilles prismatiques insérées dans une visière, ainsi que d’un support en bois pour tenir la carte. Bien que le stéréoscope de Holmes soit un objet américain, on le connaît également sous le nom de « stéréoscope mexicain ».

 

 

Source: http://en.wikipedia.org/wiki/File:Holmes_stereoscope.jpg modifié par Lucie Dubes

Invention des anaglyphes

En 1853,  W. Rollman invente le principe de l'anaglyphe en utilisant des lignes bleues et rouges sur un fond noir. Ces lignes sont observées à travers des lunettes rouges et bleues pour percevoir l'effet produit. Cependant, la vision en relief s’applique seulement aux dessins au trait.

En 1858, Charles D'Almeida projète en trois dimensions un diaporama utilisant des filtres rouges et verts et devant être regardé à travers des lunettes rouges et vertes. Il fait connaître ce mode de restitution du relief à l’Académie des Sciences de Paris.

Cependant c'est à Louis Ducos de Hauron que nous devons les premières anaglyphes, produites en 1891. Ce processus consiste à imprimer deux images identiques sur le même papier, l'une en bleu (ou vert), et l’autre en rouge. Le spectateur doit alors utiliser des verres colorés en rouge (pour l'oeil gauche) et bleu ou vert (pour l’œil droit). L'œil gauche voit l'image bleue qui apparait en noir, tandis qu'il ne voit pas la rouge; de même l'œil droit voit l'image rouge, mais pas la bleue. Une image en trois dimensions est ainsi créée.

Les anaglyphes sont alors l’objet d’une importante production destinée au tourisme, à l’enseignement, aux loisirs, à la publicité… Louis Lumière adapte le procédé au cinéma en 1936, mais le procédé y reste marginal. 

 

Voici deux photographies datant de 1901, qui représentent une femme regardant à travers un stéréoscope. Ces deux photographies on été prises de deux points légèrement décalés. Elles ont permis de créer une anaglyphe (photographie B). Vous pouvez voir cette dernière à travers les lunettes anaglyphes que nous vous avons fournies.

Stereograph as an educator.jpg  

 

 

 

 

 

  

 

 

Stereograph as an educator (anaglyph).jpg

 

Photographie A: http://en.wikipedia.org/wiki/File:Stereographas_an_educator.jpg

Photographie B: http://en.wikipedia.org/wiki/File:Stereograph_as_an_educator_-_anaglyph.jpg#filehistory


 

 


Invention de la polarisation

Pendant ses études à Harvard, Edwin H. Land, inventeur et scientifique américain, a l’idée de réduire l'éblouissement des phares de voitures par la polarisation de la lumière. Il prend un congé de Harvard afin de mettre en place un laboratoire. En 1929, il invente et brevète une feuille polarisante. En 1932, il introduit ce matériau, appelé la feuille J, comme un produit commercial. Alors que son intention initiale était de créer un filtre pour réduire l'éblouissement des phares de voiture, Land prend conscience de l'utilité de ses filtres Polaroid, nouvellement baptisés feuille H, et les utilise dans les présentations stéréoscopiques.

En janvier 1936, Land donne la première démonstration de filtres Polaroid en parallèle avec la photographie 3D à l'Hôtel Waldorf-Astoria. Les réactions sont enthousiastes. Il fait ensuite une installation au Musée des Sciences de New York.

L’utilisation de filtres Polaroid est une forme de projection entièrement nouvelle. Deux estampes, une pour chaque œil, sont synchronisés entre elles lors d’une projection utilisant un moteur externe. Par ailleurs, la lumière polarisée n’est pas enregistrée sur un écran blanc mat. Seulement un écran d'argent ou fait d'un matériau réfléchissant peut refléter correctement les images séparées.

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