Avantages et freins économiques

Comme nous l'avons vu auparavant, c’est le film Avatar produit par James Cameron et diffusé en 2009 qui a véritablement propulsé la 3D dans le monde du cinéma. Auparavant la 3D était très coûteuse et seulement les grande salles de cinéma pouvaient se permettre de recevoir un film possédant cette technologie. Mais grâce à l’apparition du numérique en 1990, le prix pour diffuser 1 film ou 100 films reste le même puisqu’il s’agit d’un fichier au lieu d’une bobine de film.

Freins économiques

Avant toute chose, il est important de signaler que la réalisation d’un projet en 3D requiert une modification à tous les niveaux, du montage de la post production à la diffusion dans les salles en passant par le tournage. Cette modification des besoins engendre un changement des coûts. Que représente le budget d’un film 3D? Est-il réellement supérieur à celui d'un film classique? Quels sont les coûts pour les cinémas? Et pour les producteurs? 

La diffusion de films en 3D possède énormément de freins économiques à tous les niveaux. Sans oublier que cette technologie change constamment et doit être renouvelée régulièrement. Tout d'abord, les spectateurs doivent payer leurs billets plus cher puisqu’ils utilisent des lunettes.

De même, les propriétaires des cinémas sont dans l’obligation de rééquiper leurs salles de façon adéquate afin de pouvoir projeter des films en 3D. En effet, pour pouvoir visionner un film en 3D le cinéma doit s’équiper du matériel adapté, qui est nettement plus coûteux que le matériel de projection traditionnel. Les salles doivent se munir de lunettes 3D, d'une nouvelle toile pour laisser passer la polarisation nécessaire aux lunettes ainsi que d'un projecteur numérique adapté. Le prix de cet équipement peut aller de 65 000 à 120 000 dollars pour les cinémas selon la taille et la technologie de l'écran. Ceci est un budget considérable qui décourage les petites salles indépendantes.

Les producteurs, quant à eux, doivent se procurer les dernières caméras hi-teck qui permettent de filmer directement en 3D. Sinon, ils doivent financer la conversion de la 2D à la 3D qui représente également des coûts importants. En somme, tout cet équipement coûte pour les producteurs environs 28 000 dollars par caméra et en moyenne 5 millions pour une conversion 2D-3D en fonction du film et de la qualité.

Suite aux recherches effectuées et aux études proposées, c’est la même conclusion qui apparaît: la 3D plaît pour certains types de films mais apparait comme un gadget destiné à attirer les spectateurs. Cependant la 3D au cinéma présente des budgets des plus audacieux dus à un équipement de haute technologie aussi bien pour le producteur que pour les salles de cinéma. La 3D au cinéma représente également une augmentation du prix du billet, ce qui ne plait pas toujours aux spectateurs qui semblent se lasser de cette technologie qui n’en vaut pas toujours la peine et semblent préférer se retourner de nouveau vers la 2D traditionnelle.

Avantages économiques

La 3D dans le monde du cinéma a fait depuis 2009 des progrès exceptionnels. En effet, elle a totalisé un nombre d’entrées impressionnant, jamais atteint depuis 1966, principalement dû à des films comme Harry Potter 7 partie 2, Avatar et Là Haut.

Comme montré précédemment, la 3D dans le monde du cinéma existe depuis plus d’un siècle. Cependant avec l’apparition du numérique celle-ci a vu sa distribution croître considérablement. En effet, le coût pour distribuer un film étant devenu le même que pour en distribuer cent les propriétaires des salles obscures n’ont pas hésité a faire le pas.

En réalité c’est le film de James Cameron, Avatar qui a lancé la tendance en 2009. Après des dizaines d’années de réflexion et un budget s’élevant à plus de 300 millions de dollars ce film a réellement révolutionner l’impact de la 3D et à partir de la de nombreux films on eu recours a cette nouvelle technique. C’était la première fois que la 3D apportait quelque chose de nouveau dans le monde du cinéma.

La 3D s’y est donc vu attribuer une place importante. En effet, l’observatoire européen de l’audiovisuel a constaté que les salles obscures de l’Union Européenne ont fait des recettes brutes atteignant les 6.45 milliards d’euros. Cette croissance est due en majeure partie à la nouvelle notoriété de la 3D qui fait augmenter le prix du billet d’environ 6.8% contribuant ainsi grandement à l’obtention d'une telle recette. En 2010, les films réalisés en 3D on atteint 20% du total des entrées rien que dans l’espace européen. Au Royaume-Uni et en Russie, les films en 3D présentent déjà 24 % et 20 % des recettes brutes des salles.

Cependant, l'expansion de la 3D au cinéma a ses limites. En France par exemple, les salles équipées en 3D ne représentent qu’une minorité. En effet seules 350 salles sur 5000 ont la capacité d’accueillir une telle technologie. Cependant celles-ci ont fait leurs preuves en augmentant leurs chiffres d’entrées et augmentant donc leurs recettes. Afin de généraliser cette nouvelle révolution et aidant la 3D à s’étendre sur l’ensemble du marche, le CNC (centre internationale de cinématographie) propose une aide financière afin d’aider les petits et moyens exploitants à acquérir la 3D.

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